Marches et itinérances

Ces propositions s’inscrivent dans une démarche de pédagogie de l’expérience et de la présence. Elles ne constituent pas des actes de soin psychologique.

Accompagnement par la marche — parcours d’expérience sensible et incarnée

Depuis 2018, j’accompagne des groupes sur des parcours de marche conçus comme des espaces d’expérience corporelle, perceptive et existentielle.

Ces itinérances ne relèvent ni d’une démarche thérapeutique, ni d’une pratique religieuse ou spirituelle.
Il s’agit de dispositifs psychopédagogiques en milieu naturel, où la marche devient un support d’exploration du rapport au corps, à l’effort, à l’environnement et au sens.

Une marche engagée, mais non initiatique

La marche proposée est :

  • physiquement engagée, mais adaptée,
  • intérieurement mobilisante, sans recherche de performance,
  • collective, tout en respectant les rythmes individuels.

Elle articule :

  • effort corporel progressif,
  • attention aux sensations, au souffle et au mouvement,
  • perception du paysage et de l’environnement,
  • temps de silence, de parole et de mise en sens de l’expérience.

L’enjeu n’est pas d’atteindre un objectif symbolique ou spirituel, mais de faire l’expérience concrète du mouvement comme opérateur de clarification, de stabilité et de transformation.

Fondements de l’accompagnement

Ces parcours s’appuient sur :

  • la psychologie motivationnelle (sentiment d’efficacité personnelle, engagement dans l’action),
  • la pédagogie perceptive (apprendre de son expérience corporelle),
  • des repères issus de l’éco-psychologie (relation corps–nature–sens),
  • une longue pratique de la marche et de l’itinérance accompagnée.

L’accompagnement vise à créer les conditions d’une expérience structurante, sans interprétation imposée, sans injonction, sans modèle à suivre.

Ce que ces itinérances peuvent permettre

Selon les personnes et les moments de vie, ces parcours peuvent soutenir :

  • le développement de la confiance en soi par l’expérience de l’effort,
  • la rencontre d’une solidité corporelle et psychique,
  • la clarification d’intentions ou de choix de vie,
  • la traversée d’une période de transition,
  • l’apprentissage d’une écoute plus fine du corps dans l’action,
  • une présence plus attentive, sensible et poétique au monde.

Il ne s’agit pas de « se transformer », mais de se laisser transformer par l’expérience vécue, à son rythme.

Le cadre

Ces accompagnements sont strictement encadrés :

  • non thérapeutiques,
  • non religieux,
  • fondés sur un cadre psychopédagogique explicite,
  • respectueux de l’autonomie et de la singularité de chacun,
  • sans dogme, sans injonction, sans appartenance collective.

Les groupes sont volontairement de taille réduite, afin de garantir la qualité de l’accompagnement, la sécurité et la justesse relationnelle.

Une posture issue d’un travail de longue durée

Mon travail s’appuie sur un parcours de recherche et développement personnel et professionnel mené sur plus de vingt ans.

Ce chemin m’a permis d’acquérir une compréhension fine des processus humains de transformation — de leurs apports, mais aussi de leurs limites et de leurs risques — et de les traduire aujourd’hui en dispositifs laïques, progressifs et éthiquement cadrés.

Articulation avec les autres propositions

Les pèlerinages et itinérances psychocorporelles s’inscrivent naturellement dans un continuum d’accompagnement :

  • psychothérapie et suivi individuel,
  • pratiques psychocorporelles et pédagogie perceptive,
  • stages et parcours expérientiels.

Ils peuvent constituer un temps fort, un seuil, ou un moment d’intégration dans un cheminement plus large.